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« Publi-scandales » : la liste des démissions s’allonge de jour en jour

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Ce jeudi 16 février, il y aura pile deux mois que paraissait le premier article de presse sur de plantureuses rémunérations accordées aux 24 membres des comités de secteur de l’intercommunale liégeoise Publifin. Ce fut le point de départ d’une véritable déferlante. Jour après jour, les révélations se sont succédé. Partie de Liège, la bourrasque a gagné toutes les provinces wallonnes avant de se propager jusqu’en Flandre. Sur son passage, elle a entraîné son lot de démissions.

Paniqués à l’idée d’être emportés aux prochaines élections par une vague populiste déjà à l’œuvre dans de nombreux pays, les partis traditionnels ont accepté – sans doute plus résignés que convaincu – de faire le ménage. Le parlement wallon a approuvé ce mercredi la création d’une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les agissements de Publifin.

Mercredi toujours, les groupes politiques du Parlement fédéral se sont entendus pour créer un groupe de travail dédié à la bonne gouvernance au sein de la commission de l’Intérieur. Ecolo a eu l’assurance que l’on y parlera du décumul total entre mandat de député et de bourgmestre ou échevin comme il l’a proposé.

Le Parlement flamand va lui aussi travailler à un renforcement des règles de bonne gouvernance pour les intercommunales. Mais il le fera au sein de la commission des Affaires intérieures. L’opposition avait demandé la création d’une commission spéciale. Mais cette demande a été rejetée par les partis de la majorité, y compris par la N-VA qui avait pourtant plaidé la veille pour l’instauration d’une commission spéciale à Gand.

Claude Parmentier (PS)

Ex-chef de cabinet adjoint du ministre Paul Furlan

Claude Parmentier (PS), bourgmestre de Wanze, a touché depuis fin juin 2013 plus de 153 000 euros bruts en tant qu’administrateur à titre privé de Nethys, l’entité opérationnelle de Publifin. Il était également membre du CA de Publifin. Il a démissionné du cabinet Furlan et de ses mandats d’administrateur.

Dominique Drion (CDH)

Conseiller provincial à Liège

Vice-président de Nethys, il a démissioné de ses mandats à Nethys et à Publifin comme d’ailleurs les autres administrateurs CDH et PS. Piquant: Dominique Drion était aussi le président du Comité de déontologie, d’éthique et d’arbitrage du parti. Il a dû démissionner de cette fonction.

Philippe Buelen (CDH)

Chef de cabinet du ministre Maxime Prévot

Philippe Buelen a démissionné de la plupart de ses mandats rémunérés : auprès de la Sofico, de la SRIW Immobilier, de la Sowalfin et de New Win, filiale du groupe Nethys (Publifin). Il a aussi quitté Immo Circus Wallonie où il siégeait à titre bénévole. Il reste en revanche nommé à la Sogepa.

Paul Furlan (PS)

Député wallon, ex-ministre wallon de l’Intérieur

L’opposition lui reprochait de ne pas avoir exercé un contrôle suffisant sur Publifin, ainsi que d’avoir confié à un membre de son cabinet la gestion de ses sociétés privées. Un de ses chefs de cabinet adjoint, Claude Parmentier, siégeait à titre privé chez Nethys. Paul Furlan a fini par démissionner.

Stéphane Moreau (PS)

CEO de Nethys

Le dirigeant de la filiale opérationnelle de Publifin a fini par démission de son mandat de bourgmestre d’Ans. Un pas de côté de sa part était réclamé par le PS, notamment. Le cumul entre sa fonction de bourgmestre et celle de dirigeant dans une entreprise à participation publique dérangeait.

André Gilles (PS)

Député provincial-président à Liège

Il était l’une des têtes pensantes du système Publifin. Le député provincial-président André Gilles a été suspendu de ses mandats internes au PS (tout comme Stéphane Moreau). Président du conseil d’administration de Publifin, il en est démissionnaire comme l’ensemble des membres du CA.

Georges Pire (MR)

Ex-conseiller provincial liégeois

Cité dans le dossier Nethys-Publifin, société dont il a assuré la vice-présidence, Georges Pire était réputé pour avoir cumulé de nombreux mandats bien rémunérés (310 000 euros bruts par an). Il a démissionné de tous ses mandats publics, y compris son mandat électif au conseil provincial.

Alain Mathot (PS)

Député fédéral

Le député-bourgmestre de Seraing a démissionné de ses postes d’administrateur au sein des intercommunales Publilec et Socofe, ainsi que d’EDF Luminus où il était membre du comité stratégique et de Publipart, dont Publilec est actionnaire et où il était le vice-président du CA.

Tom Balthazar (SP.A)

Ex-échevin de la Ville de Gand

Tom Balthazar a démissionné de son poste d’échevin à Gand et a renoncé à la future tête de liste SP.A en raison de l’affaire Publipart. Il aurait perçu une rémunération de 1 600 euros par réunion de Publipart, holding semi-public qui aurait injecté de l’argent dans des armes chimiques.

Siegfried Bracke (N-VA)

Président de la Chambre

Le président de la Chambre, qui est le politicien le mieux payé du pays, donnait des conseils à l’opérateur flamand de télécoms Telenet. Dans le contexte du scandale Publipart au Nord du pays, il a dû renoncer à ce mandat privé difficilement compatible avec la présidence de la Chambre.

Bernard Liébin va devoir clarifier sa situation

Grondé Le conseiller provincial hennuyer et conseiller communal à La Louvière Bernard Liébin (MR) a vu son président de parti, Olivier Chastel, mercredi. Il devait s’expliquer suite aux informations parues dans « La Libre » concernant les possibles conflits d’intérêts dans son chef. Il est, en effet, directeur de la Sowalfin, société publique qui octroie des financements aux entreprises, tout en siégeant au CA d’une banque, tout en étant observateur au CA de l’invest public de Mons-Borinage, tout en étant au CA d’une entreprise (les brasseries Saint-Feuillien, situées à Le Rœulx dans le Hainaut) qui elle-même a reçu des aides financières de toutes ces structures. Il devra clarifier sa situation pour ce vendredi, aussi bien en ce qui concerne ces cumuls de mandats qu’à l’égard du montant exact de ses rémunérations publiques et privées.

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1 Comment on « Publi-scandales » : la liste des démissions s’allonge de jour en jour

  1. Dubois Jean-Baptiste // février 22, 2017 à 15:33 // Réponse

    On parle beaucoup de Publifin,mais n’oublions pas qu’il y a aussi Publipart. Maintenant ,reste à voir ,depuis quand ses pratiques existe t’elle . D’abord en Wallonie ou d’abord en Flandre. Nous ne le savons pas et ne le saurons peut-être jamais.
    De toute façon ,des deux côté ,ce n’est que des pourris.

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